Histoire du Bac

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André Legoff Sivager et Fanny de Jésus se connaissent depuis les année 1980 où ils fréquentent la même église, puis se perdent de vue.

En 1991 André et Fanny se rencontrent dans le 14ème où André est administrateur d’un centre social et Fanny éducatrice spécialisée. Après un partage sur les formations à la relation d’aide que nous avions effectuées, l’un à Hawaï l’autre à Lausanne, une question impérative s’est imposée : qu’allions nous faire de ces formations ? Le monde chrétien de l’époque redoutait toute approche psychologique, aussi nous avons décidé de mettre à la disposition de l’Eglise et du monde séculier la compétence que nous avons acquise, garantissant aux chrétiens le respect de leur foi que nous partagions.

Sur les précieux conseils d’un ami pasteur, Antoine Cabrera, de donner une existence morale au projet, nous créons avec lui une association.

Le Bac voit le jour en mars 1992.

Nous choisissons ce nom qui représente un bateau, qui en l’absence de pont, fait passer passagers, marchandises et véhicules d’une rive à l’autre. Cela illustrait la mission d’accompagner des personnes en souffrance d’une rive de désespoir vers une rive d’espoir. Nous avions donc mis en sous-titre « Le Bac : pour aller vers un mieux-être ».  Ce nom nous convenait tout à fait, le bac ne faisant qu’un bout du chemin, conscients que pour certains problèmes auxquels nous allions faire face, du côté spirituel et médical, des professionnels de la santé allaient être d’un grand service, pour nous en tant qu’écoutants comme pour les personnes accueillies.

Un texte résume le ministère dans lequel nous nous engagions : Esaïe 61, 1 à 3

« L’esprit du Seigneur l’Eternel est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux, il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté et aux prisonniers la délivrance, pour publier une année de grâce de l’Eternel, un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés, pour accorder aux affligés de Sion un diadème au lieu de la cendre, l’huile de joie au lieu de deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Eternel pour servir à sa gloire »

Après des entretiens les soirs, dans un bureau puis dans une librairie, nous sommes passés à une colocation. Pendant ce temps nous avons poursuivi notre professionnalisation, André comme conseiller conjugal puis de systémicien, thérapeute familial, Fanny comme thérapeute familiale puis médiatrice familiale. Le Bac est ainsi devenu terrain de stage et l’équipe s’est étoffée, passant de deux à six, d’abord bénévoles puis progressivement salariés pour certains, à la vacation, grâce aux dons des personnes écoutées.

En 2018, afin de permettre, tout en restant dans la continuité, un développement de l’activité, nous décidons d’une nouvelle organisation favorisant l’arrivée de nouveaux professionnels. Ainsi tout praticien justifie de son diplôme professionnel, de son adhésion à la confession de foi des églises protestante évangéliques et d’un statut d’autoentrepreneur.

André Le Goff-Sivager et Fanny de Jésus juin,2022